Peut-on changer les choses ?
Oui, sinon nous n’aurions pas créé l’association.
Nos investigations, depuis fin 2007, nous ont amenés aux constats
suivants :
- un enchevêtrement des responsabilités : Hôtel de ville, mairies
d’arrondissement, Préfecture, Ministère de la culture, etc.
- un cadre réglementaire laissant une grande flexibilité aux instances
politiques (Hôtel de Ville, notamment),
- l’invocation par les administrations d’une insuffisance de moyens
humains, et de la lenteur du système judiciaire (suivi des
procès-verbaux),
- des forces tendant à favoriser les demandes des commerçants pour des
raisons
électorales (triplement des autorisations avant les élections
municipales de 2008) et financières (taxes de voirie, financement de
campagnes).
Comment changer les choses ?
En nous mobilisant. En alertant les autorités sur le fait qu’un seuil de
tolérance a été dépassé. En montrant que les électeurs sont avant tout les
résidents, et que si les commerçants ont longtemps été privilégiés parce qu’ils
pouvaient porter un message politique, l’évolution commerciale fait que cela
est de moins en moins vrai. En sensibilisant positivement les décideurs
politiques et en leur faisant percevoir qu’ils pourront valoriser la
préservation du secteur comme une action visible et appréciable de leur
mandature. En rappelant que nous dirons jusqu'aux prochaines élections
législatives et municipales les noms des élus qui auront voté contre les
projets attendus par les habitants de ces quartiers.
Quelles demandes ?
- faire respecter la réglementation en cours,
- limiter le nombre de nouvelles autorisations,
ET SURTOUT
- faire évoluer la réglementation à travers la mise en place d’une Zone de
Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP) ou obtenir des mesures équivalentes.
Quel bilan de l'association depuis octobre 2007 ?
- Entretiens ou échanges écrits avec les maires des V° et VI° arrondissement
- Réunions avec les architectes des bâtiments de France
-
Obtention de plusieurs réunions de conseils de quartier au sujet des
dégradations du patrimoine architectural et urbain dans le Quartier
Latin;
- Mailing auprès de 3000 habitants du Quartier Latin
- Réunions avec les services administratifs de la Ville de Paris
- Réunions avec des représentants de la SEMAEST, communication de notre relevé des commerces culturels.
- Tests de signalement concernant les infractions pour en voir le suivi par la mairie de Paris
- Dépôt d'une pétition auprès du commissariat de Police du V°
-
Nouveau nom (Quartier Latin Passionnément), nouvelle domiciliation
(Maison des associations du VI° arrondissement), création d'un site
internet
- Développement de partenariats avec 6 autres associations visant à la préservation du cadre de vie, notamment à Paris.
- Entretiens avec des élus de l'Hôtel de Ville - Saisie de toutes les instances décisionnaires
Quelles actions prévues ?- Quadruplement du nombre d'adhérents
- Demande de reconnaissance d'intérêt général
- Réunions avec l'UNESCO
- Intensification des signalements d'infractions
- Veille concernant les autorisations données aux commerçants
- Communiqués dans les médias locaux, régionaux, nationaux
- Suivi du vote d'une ZPPAUP ou de toutes autres évolutions de la réglementations par les élus de l'Hôtel de Ville
Quelles relations avec les élus ?
L'association est complètement
indépendante de tout parti. Nous pouvons ainsi parler en toute liberté
sur un sujet dont l'enjeu doit dépasser les intérêts partisans,
nombreux.
Nos relations avec les élus de l'Hôtel de Ville, du V°
arrondissement et du VI° arrondissement sont le passage obligé pour
faire aboutir nos attentes, puisqu'ils sont les acteurs de la vie
locale.
Nous n'hésiterons donc pas à faire périodiquement le bilan
(y compris à l'approche des échéances électorales municipales et
législatives) et en toute impartialité:
- de ce qui a été fait et n'aurait pas dû l'être,
- de ce qui n'a pas été fait et aurait pu l'être.
Quelle philosophie vis-à-vis du commerce et de l’animation du quartier ?
De nombreux commerçants nous soutiennent dans notre action car ils estiment
que la préservation esthétique du secteur est un bien. Nous pensons que le
Quartier Latin doit, comme toujours, rester vivant, mais que le développement
des commerces doit rester harmonieux et respectueux des résidents. La mise en
place d’une ZPPAUP, que nous prônons, se ferait d’ailleurs en concertation avec
toutes les parties prenantes, commerçants compris. L’essentiel étant qu’on
réfléchisse tous ensemble à ce que l’on veut faire du Quartier Latin.
Quels moyens ?
La petite équipe dirigeant l’association est constituée de résidents
bénévoles motivés. Le budget annuel est de quelques centaines d’euros (assurances,
site internet, envois postaux, etc). Vos idées et soutiens (en temps ou en
dons) sont d’ailleurs les bienvenus !
Est-il nécessaire d’habiter le Quartier Latin pour adhérer ?
Non. Tous ceux qui aiment le Quartier Latin sont invités à adhérer.